Augmentation mammaire avec graisse

Lorsqu’une patiente veut augmenter le volume de ses seins et ne veut pas avoir de corps étrangers sur elle (implants mammaires), l’indication est d’utiliser une technique alternative à la mastoplastie additive traditionnelle (avec implantation d’implants mammaires) qui permet l’autogreffe d’un volume adéquat de graisse prélevée dans les sites disponibles.

Les conditions d’exécution de cette méthode alternative sont, d’une part, que la patiente dispose d’une quantité suffisante de graisse (au moins un demi-litre) et, d’autre part, que l’augmentation nécessaire du volume des seins soit limitée à une ou au maximum deux tailles.

Il existe essentiellement deux techniques de chirurgie esthétique d’augmentation mammaire avec utilisation de la graisse corporelle.

La technique la plus simple consiste à prélever la graisse à l’aide d’une canule, avec une procédure similaire à la liposuccion, le traitement de la graisse prélevée, qui consiste en sa centrifugation pour éliminer sérum, acides gras et sang, et sa transplantation dans le contexte du sein.

La technique alternative implique une première étape dans laquelle le sein est soumis à l’expansion au moyen de ventouses. Dans la pratique, la patiente subit pendant 2-3 semaines un traitement autogéré qui consiste à placer sur les seins deux ventouses connectées, à travers un circuit, à un petit compresseur qui réalise le vide et induit donc dans les seins une aspiration qui détermine une augmentation de l’espace virtuel (expansion), dans le cadre duquel il faut pouvoir transplanter un volume de graisse supérieur. Après l’opération de mastoplastie avec autogreffe adipeuse, les ventouses sont à nouveau utilisées pour stabiliser le résultat pendant encore 2-3 semaines. Cette méthode, très approfondie, permet d’augmenter encore plus la taille d’une petite poitrine et surtout d’obtenir un meilleur résultat final (grâce à la plus grande quantité de graisse bien enracinée). En fait, la graisse transplantée est réabsorbée dans un certain pourcentage (environ 50 pour cent). Avec la méthode de l’aspiration pré-opératoire, le pourcentage de graisse qui prend racine peut atteindre les 90 pour cent.

La méthode prend beaucoup plus de temps que la simple implantation d’implants mammaires et ne garantit pas la stabilité du volume désiré.

Examens préopératoires

En plus des examens préopératoires courants typiques de toute intervention chirurgicale, la préparation d’une mastoplastie additive comprend une des investigations typiques de la femme : une échographie, une mammographie ou une IRM. Exclure la présence d’un processus pathologique dans le contexte des glandes mammaires avant la chirurgie est un must.

Intervention postopératoire

Après l’opération d’augmentation, la patiente sera probablement gardée sous observation dans un espace dédié adjacent à la salle d’opération pendant une courte période avant d’être retournée dans sa chambre de patient hospitalisé. Si le patient a des tubes de drainage, on examinera s’il faut les enlever avant le congé ou les laisser en place jusqu’au premier examen en consultation externe. Au moment de son congé de l’hôpital, le patient portera un bandage chirurgical enveloppant et modelant. Au premier pansement, le pansement sera enlevé et remplacé par un soutien-gorge en tissu élastique de type sportif. Il sera tout à fait naturel et normal pour la patiente, pendant les premiers jours après l’opération, d’éprouver une certaine douleur dans les mouvements de ses bras, surtout si les implants mammaires ont été placés sous le gros muscle pectoral.

Temps de récupération

Les temps de récupération sont très variables. Je peux dire qu’il est prudent de conseiller aux patients de fournir un système de soutien pour les activités ménagères courantes (pour faire les courses, nettoyer la maison, s’occuper d’un petit enfant, etc.

Pour la reprise d’une activité sportive il faut au moins 4 semaines.

Cicatrice avec implantation de prothèse

Les cicatrices résultant d’une mastoplastie additive avec prothèses mammaires peuvent l’être :

autour de la moitié inférieure des aréoles
au niveau de la rainure sous-mammaire
dans le câble axillaire

L’accès chirurgical le plus utilisé aujourd’hui en chirurgie esthétique du sein avec l’implantation d’implants mammaires, et qui permet de meilleurs résultats et moins de problèmes ultérieurs, se situe au niveau du sillon sous-mammaire. Par cette voie d’accès, il est possible d’éviter d’entrer dans la glande mammaire et donc de créer la base de faux positifs lors de futures investigations instrumentales sur le parenchyme mammaire. En effet, l’ouverture et la fermeture par suture de la glande mammaire, comme il est nécessaire de le faire lorsque la prothèse est introduite par voie transaréolaire, pourrait entraîner des résultats (microcalcifications) d’importance douteuse dans la lecture future d’une mammographie ou d’une échographie et obliger le tireur à prescrire des examens instrumentaux complémentaires.

Les cicatrices sont cependant de quelques centimètres et généralement de bonne qualité.

Sites Internet que je vous conseille de connaître fruits de ma recherche personnelle
  1. https://www.belle-fontaine.ch/fr/traitement/augmentation-mammaire-avec-graisselipofilling-mammaire/
  2. https://www.laclinic.ch/chirurgie-esthetique/augmentation-mammaire-implants/

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